Spiritualité : Dr Ali Yérima Soulé parle de la sorcellerie et du Tofâ 2017

Publié le par RO

 

Ce n’est un secret pour personnes qu’en Afrique, la sorcellerie fait des ravages en douce. Mais le plus grand danger c’est l’ignorance des populations. Ayant étudié la médecine traditionnelle au Nigeria,  Dr Ali Yérima Soulé est un guérisseur traditionnel reconnu à l’international. Il est connu pour être celui qui parle le plus de la sorcellerie ouvertement en Afrique de l’ouest sur les medias. Il est l’auteur de l’ouvrage très connu dans le domaine spirituel « Victoire sur la sorcellerie, les maladies, la pauvreté » tome 1, 2 et 3. Il met ses connaissances acquises après de longues études au service du grand nombre victime de la sorcellerie pour le délivrer de l’emprise des entités négatives. Rencontré, il parle de la sorcellerie et du Tofâ 2017 et donne des conseils au peuple béninois.

C’est à son cabinet sis au premier étage d’un immeuble cossu de  Sainte Rita que nous avons rencontré Dr Ali Yérima Soulé. En pleine consultation, il nous reçoit pour répondre à nos questions. Le guérisseur traditionnel qui d’entrée nous révèle que, s’il est vrai que la crise économique qui sévit actuellement est une situation mondiale avec ses problèmes de chômage et de misère, il est aussi vrai que les problèmes de maladies et de pauvreté ont souvent une cause spirituelle due à la sorcellerie.

Qu’est ce que la sorcellerie ?

La sorcellerie est selon Dr Ali Yérima Soulé, une pratique fondée sur l’invocation et la manipulation des forces surnaturelles. Il existe plusieurs catégories de sorcellerie qui peuvent être classées dans deux grands ensembles. On distingue la sorcellerie positive dont se servent les guérisseurs traditionnels pour sortir les victimes des forces malfaisantes des difficultés, et la sorcellerie négative utilisée par les praticiens pour faire du mal à la population. Elle est négative lorsqu’elle est colorée ajoute Dr Ali Yérima Soulé. Dans ce sillage on parle de sorcellerie rouge dont les praticiens boivent du sang humain, donnent des yeux rouges aux victimes c’est –à-dire les plongent dans des difficultés de la vie. Ils sont également souvent à la base des accidents de circulation et laissent leurs victimes dans un bain de sang. Quant à la sorcellerie noire, ces praticiens se nourrissent des intestins, du foie et du cœur humain. Enfin la sorcellerie blanche dont les adeptes ne tuent pas mais prennent la chance des enfants d’autrui pour leurs enfants à eux. Bref, la sorcellerie est un pouvoir qui devient négatif quand elle est colorée révèle le docteur.

Selon toujours Dr Ali Yérima Soulé, la sorcellerie est un patrimoine familial qui se transmettait entre temps de parents aux enfants mais aujourd’hui, elle court les rues et est même transmise aux écoliers à travers les produits consommables à l’occasion des anniversaires des enfants dans les écoles. Par contre la sorcellerie positive est utilisée par les guérisseurs traditionnels pour détacher les grossesses qui durent plus de deux ans par exemple, pour traiter les personnes aveugles depuis dix ans ou encore pour soigner les maladies jugées incurables par les non initiés. La sorcellerie positive comporte un certain nombre de connaissance et est transmise de père ou de la mère à l’enfant qui assure la pérennité de cette science.

Comment reconnaitre un sorcier ?

A en croire Dr Ali Yérima Soulé, un sorcier ne peut être reconnu par les yeux naturels mais plutôt par un troisième œil qu’on appelle « œil spirituel » qui est congénital chez certaines personnes. Par contre d’autres se forgent ce troisieme œil avec des produits mystiques  mais cette pratique peut comporter des dangers car un sorcier qui sait qu’il est identifié  comme tel peut tenter de s’en prendre à la personne qui l’a reconnu. Donc avant de se forger un troisieme œil recommande le docteur, il faut avoir une protection pour être à l’abri de toute attaque.

Dr Ali Yérima Soulé parle du Tofâ 2017

L’auteur de l’ouvrage « Victoire sur la sorcellerie, les maladies, la pauvreté » parle du Fâ qui est une science reconnue par l’Unesco. Abordant le Tofâ 2017, il révèle que le signe principal de ce Fâ est «Fu-ogbé».  A travers ce signe,  les Béninois connaîtront des difficultés financières en 2017. Les calamités, les maladies, les morts subites, des accidents de circulation, des adultères, les fausses couches, les erreurs médicales, les mouvements sociaux, la disparition d’enfants lors des manifestations publiques des grèves seront au rendez-vous. Au regard de ce tableau sombre pour 2017, Dr Ali Yérima Soulé conseille la patience à la population, le règlement à l’amiable de toute mésentente. Il recommande également de privilégier la voie du dialogue en toute chose. A l’endroit des dirigeants, il exhorte à ce que les reformes soient conduites avec douceur pour amoindrir la frustration de la population afin d’éviter tout mouvement social pouvant dégénérer.  Il conseille également d’éviter le port de vêtement rouge en 2017 symbole de la souffrance.

Recommandation de Dr Ali Yérima Soulé aux Béninois

Celui qui connait bien les pratiques des sorciers exhorte tout un chacun à ne pas baisser les bras devant les difficultés de la vie parce que personne ne veut que son prochain réussisse aujourd’hui. Il préconise de toujours faire recours aux spécialistes spirituels pour demander assistance. Car pour lui, il y a toujours une solution et c’est l’ignorance qui tue.

Rochereau AVIDOUTE

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