le Benin de plus en plus mal

Publié le par Rochereau

 

Le Bénin de plus en plus mal

 

La situation devient de plus en plus inquiétante au Bénin. Ce pays connu pour sa démocratie est en train de virer tout doucement sur l’autre versant de la pente. De plus en plus d’actes qui ne sont pas de nature à consolider cette démocratie et l’Etat de droit sont posés chaque jour que Dieu fait. On ne peut citer en exemple que deux  récréments connus pour illustrer cette hypothèse. L’incarcération du maire de Dangbo Clément Gnolonfoun jugé arbitraire et politique par les leaders de l’opposition en ce sens que le juge a demandé sa libération et l’interdiction faite aux leaders de l’opposition de le rencontrer au centre pénitentiaire de Porto Novo puis la tentative d’assassinat du fils du président de la Banque ouest africaine de développement (Boad) Sali Bio Tchané le lundi 5 octobre dernier à Cotonou au Bénin. Quand on sait que le président de cette institution Abdoulaye Bio Tchané est un potentiel candidat à la prochaine présidentielle de 2011, il y a de quoi se poser des questions sans oublier que des informations avaient état de ce que des pressions ont été exercées sur lui afin qu’il renonce à être dans les starting block pour 2011. Lire les deux articles qui décrivent ces faits.

 

 

 

Prison civile de Porto-Novo:L’opposition empêchée de voir le maire Gnonlonfoun

      

C’est à exactement 12 heures et sous une fine pluie hier que les véhicules de la délégation de l’Union fait la Nation se sont immobilisés devant la prison civile de Porto-Novo. A la descente, il y avait Me Adrien Houngbédji qui conduisait d’ailleurs le cortège, ses collègues Lazare Sèhouéto, Sacca FiKara, Antoine Kolawolé Idji, Timothée Gbèdiga, Jocelyn Dégbey, Kakpo Kifouly, Augustin Ahouanvoébla, Raphaël Akotègnon et une forte délégation de la Renaissance du Bénin et de la mairie de Porto-Novo. Premier constat : le président du Mouvement africain pour la démocratie et le progrès Séfou Fagbohoun qui était annoncé n’est pas dans le groupe. En retard, il sera seul quelques minutes plus tard sur les lieux pour constater qu’il était impossible de rendre visite au maire de Dangbo. Ses collègues Bruno Amoussou et le maire de Cotonou Nicéphore Dieudonné Soglo ne sont pas venus comme initialement annoncé. Après un bain de foule, Houngbédji et ses alliés pénètrent dans la prison et se dirigent aussitôt vers le bureau du régisseur de la prison de Porto-Novo après avoir salué la vague des pensionnaires. Deuxième événement. Le maire de Dangbo qui est censé être dans la cour comme les autres prisonniers était introuvable. Un de ses collègues informe qu’il est de l’autre côté de la cour intérieure avec les grands prisonniers et sous haute surveillance. Et quelques instants après, quelqu’un annonce que la visite n’aura pas lieu. Aussitôt, Me Adrien Houngbédji apparu l’air très fâché. Il est suivi de ses autres camarades qui se chuchotaient des mots. A la sortie, Me Adrien Houngbédji se prononce sur les raisons du refus du régisseur de les laisser rencontrer s’entretenir avec le maire en difficulté. Selon lui, Clément Gnonlonfoun est un prisonnier particulier et il faut désormais une autorisation dûment signée du procureur de la République pour le voir. La délégation en conclut qu’il est vraiment détenu pour des raisons politiques avant de reprendre la voie pour se rendre chez Me Adrien Houngbédji pour une nouvelle concertation. La rencontre va durer plusieurs heures sous la direction de Me Adrien Houngbédji. Il paraît que d’importantes résolutions ont été prises face au refus de les laisser discuter avec Clément Gnonlonfoun et lui témoigner leur sympathie. Vers 15 heures, le groupe prend départ de Porto-Novo pour Cotonou pour aller constater l’effectivité de la rentrée académique 2009-2010.

Publié par le quotidien ‘’Le Matinal’’

 

 

 

Bénin

Salim, le fils de Bio Tchané échappe à un assassinat

 

Salim Bio Tchané, fils du président de la Banque ouest africaine de développement (Boad) Abdoulaye Bio Tchané en poste à Lomé vient d’échapper à un coup. Kidnapping ou assassinat ? Difficile de le dire. Une chose est sûre ; des individus armés ont fait irruption dans ses bureaux le lundi 05 octobre 2009 à Cotonou au Bénin pour accomplir une sinistre mission. Mais leur cible ne se trouvait pas sur les lieux et ils sont repartis après avoir brutalisé son collaborateur immédiat.

 

 

 

 

 

Qui en veut à Salim Bio Tchané au Bénin? En attendant de retrouver ses ennemis, sa sécurité est menacée. Selon nos informations, le lundi 5 octobre dernier, aux environs de 13 heures, des hommes armés ont surgi dans sa société à Cotonou pour réclamer sa tête sans aucune autre forme de procès. Mais ils ne l’ont pas eue. Le fils de l’actuel président de la Boad, qui est un potentiel candidat à la présidentielle de 2011 dans son pays, par un heureux hasard, n’était pas sur place quand les assaillants sont arrivés dans l’espoir de lui faire la peau. Personne ne peut dire avec exactitude, ce qu’ils comptaient faire de lui. L’assassiner ? Le kidnapper ? Toutes les interrogations sont sur les lèvres après le passage des individus non encore identifiés. Même s’ils n’ont pas réussi leur coup, ils ont néanmoins signifié que l’homme est devenu une cible à abattre. Etant donné qu’ils sont venus et repartis sans être inquiéter, ils pourraient bien récidiver. En effet, après avoir fait discrètement irruption dans le bâtiment abritant la société « Elpis Technologie », spécialisée en ingénierie informatique et située face au hall des arts de Cotonou sur le boulevard St Michel, les deux individus armés se sont dirigés directement vers un bureau. Ils tombent sur le directeur général adjoint de ladite société, Wilfrid Codjia. Surpris de les voir brusquement, il s’empresse de se lever pour les saluer et s’enquérir de l’objet de leur présence. Mais c’était sans compter sans leur intention. Il a été aussitôt maîtrisé par l’un des visiteurs, un homme de teint noir, la quarantaine et habillé en chemise à manches courtes. Le menaçant au moyen de son pistolet, l’assaillant lui intime d’ordre d’indiquer où se trouvait Salim Bio Tchané, le directeur général de « Elpis Technologie ». Pendant qu’il le brutalisait avec son arme braquée sur lui, l’autre assaillant, teint bronzé, la trentaine et habillé en pantalon Jeans plus tee-shirt, se lance dans une fouille systématique des bureaux. Il les ouvre l’un après l’autre, sans oublier la cuisine, la véranda et les toilettes. Insistant sous un ton menaçant « Où est Salim ? » « Où est-il ? », l’assaillant affichait sa détermination d’en découdre avec le Dg de « Elpis Technologie ». Mais l’homme à abattre était introuvable. Pendant plus de 5 minutes, son adjoint réduit au silence et la trouille au ventre, n’a pipé mot au risque de se faire sauter la cervelle. Pendant ce temps, à l’extérieur, les colocataires n’ont rien compris, ni même exprimé le moindre soupçon. Lassé de fouiller de fond en comble sans succès les bureaux, un des agresseurs lance à son acolyte « On y va « Gg » ». Un sobriquet certainement. Les deux se sont retirés prenant le soin de protéger leurs arrières avec leurs armes au poing. A la suite de quoi, les voisins ont été informés de ce coup manqué. Alertée après le départ des agresseurs, la police béninoise s’est dépêchée sur les lieux. Après le constat, elle a promis ouvrir une enquête. Est-il juste de lier ce cas d’insécurité à un acte politique dans ce pays? Tout porte à le croire dans la mesure, où les deux hommes n’avaient pour cible que le fils de Abdoulaye Bio Tchané, dont la candidature aux élections présidentielles de 2011 fait peur au régime du président Boni Yayi. L’autre élément qui fait penser que les assaillants étaient en mission, est le fait qu’ils n’ont rien emporté dans le retrait. Pourtant, des objets de valeur étaient largement à leur portée. Source : le quotidien ‘’Le Matinal’’

 

 

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