Adhésion massive des populations de Kouandé et Bembèrèkè à l’Upr

Publié le par Rochereau

Baparapé  fait partie des jeunes qui ont su sous Kérékou montrer leur capacité à mobiliser. Pour ce faire, ils ont très vite  gravi les échelons et ce sont montrés  incontournables. A Kouandé et à Bembèrèkè, ces viviers électoraux du Nord -Bénin, l’ancien député dispose d’un fief et des militants qui depuis belle lurette incitent l’homme à se prononcer pour un camp opposé à Yayi. Pour eux le chef de l’Etat ne représente pas les espoirs qu’ils ont pu fonder un instant à son endroit. Aussi ont-ils en toute liberté suggéré de marquer leur adhésion à un courant qui  incarne un espoir à leurs yeux. Cet espoir, ils l’ont vu dans l’Upr de l’honorable Issa Salifou. Ce week- end, précisément samedi, c’est d’abord à Kouandé qu’il était prévu à la gare routière de faire la déclaration. Après avoir obtenu les autorisations d’usage pour la manifestation à la mairie, c’est le préfet, bien évidemment aux ordres, qui chausse ses godillots pour en interdire la manifestation. Voyant le danger venir, toute honte bue, il refuse que les manifestants puissent cracher du Yayi pour courir les bras grandement ouverts  vers Issa Salifou et les siens. Prévu pour se dérouler le matin, cette première manifestation aura une suite peu après, mais cette fois à Bembèrèkè, dans l’après-midi où d’autres militants tout aussi nombreux ont officiellement voulu vomir du Yayi toujours à l’avantage de l’Upr. Mais là, toutes les manœuvres envisagées semblent être contournées pour que la manifestation se tienne. Seulement Yayi a battu le rappel des troupes ou plutôt des hauts gradés de l’armée dans la ville. Histoire d’intimider tout acte dont le but serait de  désapprouver du Yayi pour faire du Salé. Depuis lors Bembèrèkè grouille d’officiers  de l’armée avec la promesse aux lèvres qu’il n’y aura aucune marche, même si le maire et le préfet l’autorisaient autant dire que la situation est alarmante.  Le motif additif de Kouandé est que les Fcbe seraient en meeting le même jour. Or ni l’heure, ni les lieux ne sont communs. Une façon de museler les libertés au nom d’une certaine loi applicable pour d’autres et pas pour tous. On comprend tout de suite qu’on ne veut pas que les gens se prononcent contre Yayi et qu’on veut faire croire qu’il est toujours populaire dans la ville.

Source: Le Béninois Libéré

Publié dans Article de presse

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