Budget de l’Assemblée nationale Les députés Fcbe désavouent le gouvernement

Publié le par Rochereau

Depuis quelques jours, un bras de fer oppose les députés du parlement béninois au gouvernement. Ce qui était considéré comme un problème entre les élus de l’opposition parlementaire et l’exécutif se généralise au sein des tous les parlementaires. En effet, le parlement comme à l’accoutumé a voté son budget en tenant compte de l’augmentation du nombre des députés porté à 99 voté il y a quelques semaines et des primes de sevrages à accorder aux élus qui ne seraient plus réélus pour la prochaine législature. Jouissant d’une autonomie financière, le parlement estime que le gouvernement doit intégrer le budget voté dans le budget général des finances exercice 2011. Mais l’exécutif ne l’attend pas de cette oreille. Lors de la présentation du budget devant la commission des finances, le gouvernement n’avait pas intégré le budget de l’Assemblée nationale en totalité. Il a pris soin de retrancher les fonds destinés aux 16 députés qui doivent s’ajouter aux 83 que compte présentement l’Assemblée nationale. Situation qui n’a pas été du gout des parlementaires qui avaient renvoyé les émissaires du gouvernement en l’occurrence le ministre d’état chargé du développement Pascal Irénée Koupaki et celui des finances Idriss Daouda. Cette situation a conduit et les députés et le gouvernement à introduire des recours auprès de la Cour constitutionnelle. Ainsi, dans sa dernière décision rendue le 14 décembre dernier, les 7 sages ont estimé que « le budget de l’Assemblée Nationale gestion 2011 voté par l’Assemblée nationale le 23 septembre 2010 est contraire à la constitution ». Toute chose qui n’est pas du gout non seulement des députés de l’opposition mais aussi de ceux de la mouvance présidentielle. Ceci parait légitime quand on sait que ce budget avait été voté à l’unanimité par les élus du peuple. De plus quand la Cour dit que l’augmentation du nombre des députés à 99 est contraire à la constitution, il y a débat du moment où on sait qu’il y a quelques années, ce sont les députés eux-mêmes qui ont porté ce nombre à 83. C’est dire que la jurisprudence n’est plus respectée dans cette situation. Les 16 députés supplémentaires ne seront pas que de l’opposition. Voilà là où, l’attitude du gouvernement n’est pas du appréciée par les élus Fcbe. L’exécutif agit comme s’il avait quelque chose contre les parlementaires de tous les bords. Et il y a de quoi que les honorables de la mouvance présidentielle ne soient pas d’accord avec cette situation du moment où ils estiment que c’est de leur prérogative de voter l’augmentation du nombre de députés devant siéger au parlement. Ce qui donnera plus de chance à un certain nombre dans eux de revenir.

Journal LE BENINOIS

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