Di Valgo Jez, l’artiste togolais de retour ?

Publié le par Rochereau

Di Valgo Jez, la trentaine chevelure « rasta », visage poupin, est Togolais et séduit par son timbre vocal, son rythme et surtout par la pertinence de ses messages. A son compteur, trois albums à notre connaissance sur carrière solo, entamée en 2002. Mais depuis un moment, on n’entend plus parler de l’artiste.

Di Valgo Jez, de son vrai nom Jean Pierre Koffi BOKO, est né dans le département des Plateaux au centre du Togo. Très tôt au collège, il est piqué par le virus culturel. Il a d’abord commencé par les œuvres théâtrales. Et comme lui-même le dit, le rôle d’acteur principal a toujours été sa préférence. C’est en 1995 qu’il vient à la musique. Il est très tôt attiré par des rythmes comme le High life, d’inspiration traditionnelle. En 2002, il s’installe ici à Cotonou où il embrasse une carrière professionnelle Solo.

Sans avoir eu des accointances avec les milieux « rasta », Di Valgo jez, en a hérité la verve et le ton révolutionnaire. Ainsi, l’injustice, l’impérialisme font les choux gras de ses chansons. « Je dénonce l’impunité, la mauvaise gouvernance, la maltraitance des réfugiés politiques et des enfants » dit-il. A la question : d’où lui viennent ces inspirations ? Il répond : « les évènements de la vie, la solitude les longs voyages à travers les paysages étrangers je découvre.

En 2003, premier album. L’opus passe inaperçu : pas de médiatisation, pas de promotion non plus. La précarité dans laquelle vivait l’artiste y a aussi contribué. La qualité phonographique de l’opus aussi laisse à désirer parce que le studio d’enregistrement était à ses débuts avec des équipements peu perfectionnés. En 2004, deuxième album connu sous le nom de Sè La Bakè. Un petit succès, une petite promotion au Bénin et surtout à Lomé. Les quatre chaînes de télévision béninoises ne se sont pas soustraites. Conséquence : Di Valgo Jez a pu décrocher quelques invitations pour des concerts. Mais une fois encore, un handicap survint. Le management fait défaut, l’album connaît une mévente et l’artiste n’arrive pas à recouvrir son investissement car il s’agissait d’une autoproduction.

Mais ces déboires ne l’entament pas. Il s’est mis aussitôt à l’œuvre. Et en 2008 il sort son troisième album dénommé Sè La Buèkè. Pour éviter les erreurs du passé, il n’entend rien laisser de côté avant sa sortie. Il avait mis les bouchées. C’est ainsi que pour l’enregistrement de son troisième album, DVJ est rentré au studio ‘’Le Stud’’ de Mav Dany « Le Congolais », un studio spécialisé dans l’enregistrement en live et composé en majeur partie de Congolais.

Toutes les chansons de l’album « Sè La Buèkè », album riche en son et agréable à écouter, sont enregistrés en Live et témoigne de la maturité de l’artiste. Et depuis plus d’informations sur l’artiste togolais. Nous avons pu glaner quelques informations sur le site Internet de l’artiste. Selon nos informations, il est actuellement à Cotonou où il a installé un studio d’enregistrement high-tech et dans les jours à venir, nous comptons mettre la main sur lui pour savoir si entre temps, il a eu à faire sortir un autre album, ce qu’il est devenu et ses perspectives d’avenir.

Rochereau A.

Publié dans Article de presse

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