Emission Zone franche de Canal3 Bénin : Le Syntra TTP dénonce la coopération sino-béninoise

Publié le par Rochereau

L’émission hebdomadaire, Zone Franche de Canal3 Bénin a reçu hier dimanche 24 juin 2012,  le secrétaire général adjoint du Syntra TTP, Mr Ayadjé. Au cours de l’entretien qu’il a eu avec les journalistes de cette chaine de télévision, il a dénoncé la façon dont les chantiers sont confiés aux entreprises chinoises et qu’ils en font.


Le Sga Ayadjé a d’abord énuméré les types de financement des projets au Bénin. On a ainsi des projets financés par des ressources chinoises, ceux auxquels des financements sont faits avec d’autres ressources et enfin des projets exclusivement financés sur budget national. En ce qui concerne des projets financés par la Chine, l’invité a dénoncé le fait que le gouvernement béninois n’ait pas la possibilité de contrôler les chantiers au cours de l’exécution. Il cite le cas de l’échangeur de Godomey. Il n’a pas non plus occulté le payement forfaitaire du chantier de l’échangeur avant même le début des travaux et ceci sans caution en violation des dispositions en vigueur au Bénin.


Abordant le projet de la route Akassato-Bohicon, il trouve curieux qu’une étude avait été réalisée par une entreprise avec 257 millions de FCFA et que pour l’actualiser, une autre entreprise chinoise demande 7 milliards. Sur ce sujet, le Sga de Syntra TTP a félicité le ministre des travaux publics béninois, Lambert Koty qui n’a pas accepté cet état de chose. Il a dénoncé également le fait que des chantiers exécutés par les entreprises chinoises ne soient pas toujours de bonne qualité. Mieux, sur ces chantiers, ajoute-t-il très peu d’ouvriers béninois y travaillent. Pour Mr Ayadjé, le Bénin est finalement grugé dans sa coopération avec la Chine. Ce qui devrait être un partenariat gagnant-gagnant a pour objectif d’enfoncer le Bénin. Toutefois, il ne propose pas l’arrêt de cette coopération mais plutôt sa correction.


Pour l’invité du jour, de telles pratiques ne s’observent pas au Togo où des entreprises chinoises travaillent également. Selon lui, dans ce pays, les infrastructures exécutées par des chinois sont contrôlés. Il a également dénoncé le fait qu’un chantier ait été donné gré-à gré à une entreprise chinoise alors même qu’une autre entreprise a gagné ce marché après un appel d’offre régulier.


Pour ce qui est des incidents et du drame survenus, Ayadjé donne sa version des faits. En ce qui concerne la bastonnade de l’attaché de cabinet du ministre des travaux publics sur le chantier d’Akassato, et de l’interdiction de l’accès du ministre sur le chantier, et se référant à un courrier du ministre Lambert Koty lui-même à l’ambassadeur de la Chine près le Bénin, il estime que cela est inadmissible. Abordant le sujet concernant l’assassinant d’un béninois sur le chantier de Nikki, il a révélé que celui qui avait été tué n’était plus ouvrier sur le chantier du moment où il avait été accusé d’avoir volé du gasoil et renvoyé. Il a déploré le fait qu’après avoir intimé l’ordre à ce dernier de quitter le périmètre du chantier, un chinois à l’aide d’un pistolet artisanal tire au dos de ce béninois.


Au regard de tous ces sujets mis bout à bout, le secrétaire général adjoint du Syntra TTP propose que la coopération avec le Chine soit revue et corrigée, et que les études et les contrôles de chantiers confiés aux Chinois soit effectués par d’autres entreprises autres que celles de ce pays.

Eros NOUWOKPO

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