Enfin le masque est tombé : L'UFC utilise Kpatcha pour déstabiliser le RPT

Publié le par Rochereau


L'UFC est assurée du soutien de Kpatcha pour déposséder le RPT du pouvoir. C'est du moins ce qui transparaît eu égard à la saisine de la cour constitutionnelle, sur instruction de Gilchrist Olympio.

Depuis le début de l'affaire d'atteinte à la sûreté de l'Etat, on se souvient que l'UFC s'est empressée  de voler au secours du député Kpatcha au grand étonnement des responsables du RPT, parti auquel appartient celui-ci. Un coin du voile venait d'être levé sur la complicité qui existait depuis longtemps entre Kpatcha Gnassingbé et l'UFC par l'intermédiaire de Lawson Patrick, le premier vice-président de ce parti. Patrick Lawson a d'ailleurs reconnu qu'il avait été chargé par son président Gilchrist Olympio de prendre langue avec le député du RPT. Preuve qu'ensemble, ils mijotaient donc des choses.

Mais face aux commentaires tendant à souligner le copinage politique avec le député Kpatcha, l'UFC avait  fait marche arrière en faisant remarquer hypocritement d'ailleurs que sa réaction ne s'inscrit pas dans un quelconque soutien politique au frère cadet du chef de l'Etat mais qu'il s'agissait tout simplement d'une solidarité à l'égard d'un collègue député victime de violation du règlement intérieur de l'Assemblée nationale. Cet alibi ne pouvait abuser personne puisqu'il était manifestement curieux que le parti de Gilchrist Olympio qui prétend militer pour la chasse aux hommes du système incarné par le RPT prenne la défense de celui dont on dit qu'il incarnerait à cent  pour cent l'héritage de Gnassingbé père alors même que le RPT dont Kpatcha est membre se montre très réservé dans cette affaire. Bizarre, n'est-ce pas ?

On se connaît dans ce pays. Le fait de se cacher derrière les droits de l'homme et le règlement intérieur de l'Assemblée Nationale n'enlève aucunement l'objectif purement politique  poursuivi par Gilchrist Olympio, à savoir : " utiliser l'élément du système contre le système lui-même ". Un langage machiavélien qui veut dire  ''utiliser Kpatcha du système RPT pour déstabiliser le RPT''. Comme quoi, tous les moyens sont bons pour gagner le fauteuil présidentiel.

Mais, ayant remarqué que le CAR se montrait aussi prudent par rapport à cette stratégie,  Gilchrist a tout simplement changé le fusil d'épaule en confiant le boulot à l'avocat Djovi Gally, son conseiller spécial auquel s'est joint Ajavon Zeus qui y a vu un truc pour gagner des sous. Djovi Gally était  alors chargé par Gilchrist Olympio de mobiliser l'opinion internationale  sur l'affaire Kpatcha en attendant le moment opportun pour lancer l'assaut en perspective de  l'élection présidentielle de 2010.

Si donc aujourd'hui, l'UFC met en branle sa stratégie longtemps mûrie  en saisissant la Cour Constitutionnelle sur le cas Kpatcha sur la base de l'article 104 alinéa 4, c'est qu'elle a jugé de l'opportunité de cette action. L'article 104 stipule : ''Les lois peuvent avant leur promulgation, lui (à la Cour Constitutionnelle) être déférées par le Président de la République, le Premier ministre, le président de l'Assemblée Nationale ou un cinquième des membres de l'Assemblée Nationale''.

Or en l'espèce, il n'y a aucune loi en instance de promulgation mais une procédure pénale conduite contre un député qui est en phase de commettre un coup d'Etat dont il reconnaît les faits. 

C'est donc le moment pour l'UFC de réactiver les scénarios qu'elle avait mis en veilleuse. Gilchrist Olympio a donc décidé d'exploiter Kpatcha. Des gens seraient chargés de faire répandre dans les fiefs du RPT et spécialement dans la préfecture de la Kozah (circonscription électorale où Kpatcha est élu), l'opinion selon laquelle Gilchrist Olympio et Kpatcha Gnassingbé mènent le même combat et que donc tous ceux qui, au sein du RPT, sympathisent avec Kpatcha et qui souhaitent le voir libéré, ont intérêt à voter pour le candidat de l'UFC. Une fois au pouvoir, le premier acte que poserait Gilchrist Olympio serait de libérer Kpatcha Gnassingbé et engager une discussion avec lui pour dissoudre le RPT ou ramener une bonne partie des militants pro-Kpatcha à soutenir le programme politique de l'UFC.

On murmure qu'un site Internet serait en voie d'être lancé pour vanter l'Union Gilchrist -Kpatcha et que des démarches seraient en cours pour convaincre des députés du RPT de soutenir cette action ''salvatrice''.

Des rumeurs répandues dans l'entourage de  l'UFC font état de ce que Gilchrist Olympio aurait réussi à obtenir de  Kpatcha  l'engagement ferme que ce dernier mobiliserait les moyens pour l'élection de Gilchrist Olympio le 28 février 2010 contre non seulement sa libération mais surtout sa réhabilitation.

Kpatcha qu'on dit être  à l'image de feu son père est donc de mèche avec les pires opposants pour faire disparaître le RPT créé par Gnassingbé Eyadèma ? Ses frères Kabyè de la Kozah ou d'ailleurs et tous ceux qui comptaient sur lui pour sauvegarder les acquis arrachés de longue lutte par le père de la nation se sentiraient tout naturellement trahis.
C.S.

Publié dans Actualité togolaise

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