Le népotisme s’est enfin ancré dans le Changement

Publié le par Rochereau

En prenant les commandes du ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Grégoire Akoffodji venait comme quelqu’un qui pouvait mettre fin à un certain nombre de maux qui ont cours dans la maison et qui sont à la baisse de la décadence de l’agriculture, de l’élevage et la pêche au Bénin. Malheureusement, ce n’est pas le cas. L’espoir bâti en lui a fondu comme du beurre au soleil. Mieux, il risque de chambouler  l’espoir de Boni Yayi de faire la promotion des filières dans le secteur agricole en accord avec les Orientations Stratégiques pour le Développement (Osd). C’est sous lui que se déroule le favoritisme le plus révolutionnaire de tous les temps. Nombreux sont ceux qui disent qu’il serait en train de couvrir le flou. En effet, il s’agit du flou qui s’entretient autour du recrutement de personnes pour les différents postes à pourvoir pour la conduite du Projet d’appui au développement des filières lait et viande (Pafilav). L’avis de recrutement est lancé et bouclé depuis le 27 août 2009 mais jusque-là les autres phases de sélection se font attendre. Pire, on n’a même pas publié la liste des personnes présélectionnées que certains candidats sont appelés à venir composer en clando. Le fait palpable est le cas d’un certain de Souza qui compose ce samedi 31 octobre 2009. Du népotisme pur et simple car le fait de favoriser des candidats ne se limite pas à ce de Souza, il y en a déjà qui ont composé et qui iront encore composer. Là où le problème devient sérieux, c’est qu’au niveau du projet Pafilav, ce sont des ministres et des proches du régime qui veulent positionner leurs gens. Ce qui montre à quel point le népotisme règne en maître dans le Changement. En effet, selon certaines personnes bien informées, il semble que c’est le tout pour les proches du régime du Changement et rien pour les autres désignés d’aigris et de fanfarons. En d’autres termes, c’est l’apologie du favoritisme qui est entretenu par le Changement. Une situation qui montre comment les enfants des pauvres n’auront plus rien à se mettre sous la dent tant que le Changement aura cours ou continuera à dicter aux Béninois comment ils doivent se comporter. Telle est la triste réalité des faits que le ministère de Akoffodji permet de constater. Autrement, le ministère de Akoffodji à travers le projet Pafilav révèle tout haut ce que les sbires du Changement tentent de cacher tan bien que mal. Et pourtant, les 75% de Béninois qui ont voté pour Yayi en mars 2006, l’ont fait afin que celui-ci mette fin à ces agissements d’une autre époque. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Le changement tant souhaité n’est pas celui proposé par Boni Yayi. A moins que le chef de l’Etat veuille démontrer le contraire en tapant du poing sur la table pour chercher à voir clair dans le recrutement qui a lieu chez Akoffodji. Autrement, le Pafilav de 21 milliards financé en grande partie par la Banque africaine de développement (Bad) qui ambitionne de contribuer à la diversification de la production agricole et à l’amélioration de la sécurité alimentaire,  ne sera que l’ombre de lui-même s’il n’est pas mort-né. Qu’il est simple et banal qu’un rêve se transforme en désillusion !!!

Article publié par ''Le Béninois Libéré''

Publié dans Article de presse

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