Les Evala s’internationalisent et s’organisent au Bénin

Publié le par Rochereau

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Les Evala s’internationalisent et s’organisent au Bénin

Les Evala, sont des cérémonies rituelles et initiatiques des Kabyè, un peuple du nord de la République sœur du Togo. Cette cérémonie qui consiste à une lutte traditionnelle permet au jeune Kabyè d’entrer dans le cercle des adultes. Cette culture a été rendue célèbre et pratiquée chaque année au Togo par feu Général Gnassingbé Eyadema, ancien président de la République togolaise, lui-même Kabyè. Il ne ratait aucune des étapes qui se déroulaient dans les différents cantons de la préfecture de la Kozah peuplée majoritairement de cette ethnie. Cette année, les luttes traditionnelles se sont déroulées au Togo du 16 au 24 juillet dernier en présence du chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé. C’est une occasion de fête qui permet aux Kabyè venus du monde entier de se retrouver. Cette année, cette tradition s’est internationalisée avec l’organisation des Evala qui au singulier s’écrit ‘’Evalo’’, au Bénin. (Le jeune lutteur est appelé Evalo). La lutte traditionnelle en pays Kabyè est à la fois un sport et une cérémonie d'initiation qui montre que l'on appartient à la cour des grands. Au cours des evala, deux équipes de villages voisins se rencontrent autour d'un terrain. Les combats se déroulent par équipe de 5 jeunes hommes de 18 à 20 ans. Les techniques semblent assez peu structurées. Chaque combat se termine par la victoire du concurrent ou par un nul à la limite du temps de combat. Aucun classement final n’est établi, seul subsiste le comportement valeureux des lutteurs. Chaque équipe forme plusieurs rangs de lutteurs (le premier rang est celui des plus forts). Les lutteurs s'engagent sur le terrain sou l'œil du chef de l'État et s'affrontent dans une lutte ou le vainqueur est celui qui parvint à déséquilibrer son adversaire et à le faire tomber sur le dos. Les combats son souvent spectaculaires car en plus du fait que les lutteurs s'affrontent sur un terrain brut non dégagé, parsemé de pierre et de roche, les techniques de combat sont dignes de celles des luttes modernes. En effet, les luttes traditionnelles Evala ont été organisées à Sèmèré dans le nord du pays pour les jeunes Kabyè. A en croire l’initiateur de cette manifestation, l’honorable Nouréni Tidjani, sa localité, Sèmèrè, compte beaucoup de Kabyè qui, chaque année rentrent chez eux pour participer aux Evala. C’est dans le souci de leur permettre poursuit-il de vivre cette ambiance chez lui, qu’il a organisé cette cérémonie. A voir le décor et les populations qui se sont déplacées nombreuses, l’ambiance de Sèmèrè n’a rien à envier à la lutte organisée dans les cantons de la Kozah. Pour un coup d’essai, on peut sans risque de se tromper affirmer que c’est un coup de maitre et le parrain compte poursuivre cette initiative pour les prochaines années. C’est dire que les Evala qui étaient et qui sont des cérémonies initiatiques pour le jeune Kabyè dépassent désormais ce cadre et traversent les frontières togolaises pour se retrouver au Bénin. Il ne sera pas surprenant que cette tradition soit organisée pour les prochaines années dans les autres départements du nord du pays et pourquoi pas au Ghana, pays également voisin du Togo. Une sorte d’intégration culturelle africaine qui écrit ses pages à petit coup.

Rochereau AVIDOUTE

Publié dans Actualité togolaise

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