Mathurin Nago embrase le parlement

Publié le par Rochereau

Les députés se sont retrouvés hier à l'Assemblée nationale pour la désignation des membres des Cec et des Cea à la suite de l'injonction de la Cour Constitutionnelle. Mais la séance au parlement a tourné au vinaigre. Une altercation violente a eu lieu entre le député Augustin Ahouanvoébla et les militaires de l’Assemblée nationale.  Tout est parti du fait que le président Nago a voulu coûte et coûte lire la décision EPP 11-006 du 14 février 2011 de la Cour constitutionnelle. Ce qui n’avait pas été du goût de l’honorable  Augustin Ahouanvoébla. C’est alors qu’il a menacé de retirer le document des mains du président. Il s’avançait vers le perchoir quand, Maturin Nago ordonna aux militaires en civil de le taper et de la prendre en charge. C’est ainsi que les militaires se sont jetés sur lui pour le rouiller de coup et le molester proprement. Du coup, une confusion s’est installée dans l’hémicycle. Les députés de l’opposition n’ont pas perdu du temps pour réagir violement à ce qu’ils considèrent comme une violation de la franchise parlementaire. Une suspension a été observée pour calmer les esprits.  Mais entre temps, les députés de l’opposition ont animé un point de presse pour dénoncer le comportement du président Nago et des militaires. Ils sont allés dire de vives voix leurs récriminations au commandement militaire de l’Assemblée nationale. De retour au parlement, les choses se sont envenimées, les députés de l’opposition ont fait des vacarmes qui, avec les castagnettes, qui avec des bâtons et d’autres encore avec les étuis de leurs lunettes. Comme cela ne suffisait pas les députés pour bloquer le passage en force orchestré par Nago ont pris d’assaut le perchoir. Pour éviter le pire, le président de l’Assemblée nationale s’est éclipsé sans demander son reste. Au regard de ce qui précède, il y a quand même à se demander la mouche qui a pu bien piquer le tout puissant Nago à demander aux militaires de porter la main sur son collègue Augustin Ahouanvoébla. Cette façon de faire suscite interrogation. Et quand on sait que la situation est déjà délétère et alarmante dans le pays, Nago doit se garder de tels agissements. C’est à croire que Maturin Nago oublie que son mandat prend fin dans quelques mois. Aux dernières nouvelles, les députés promettent marcher sur la Cour constitutionnelle ce jour. Affaire à suivre

 

Rochereau AVIDOUTE

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