Néocolonialisme au port de pêche à Cotonou, Yayi et Issifou Takpara encouragent l’esclavage sur le bateau américain MV/ Africa Mercy

Publié le par Rochereau

Dans ce cadre de leur mission mondiale d’aide sanitaire aux pays pauvres, les membres de l’équipe Crew members une fois à Cotonou ont jugé de la nécessité de s’entourer de volontaires béninois pour mener à bien leur mission. C’est ainsi que plus 200 Béninois connus sous le nom de D Volunteers ont été recrutés pour accompagner l’équipage. Un tour sur ce bateau a permis de constater que contrairement à ce tout a été affiché jusque-là, les conditions de travail de nos compatriotes laissent à désirer.Tenez ! Le traitement du à employé est foulé aux pieds au nez et à la barbe des responsables  de ce bateau, qui jouent à la sourde oreille malgré les grognes de ces volontaires qui dès que l’occasion leur est donnée, affichent leur mécontentement. Sur ce bateau, vous n’avez pas le droit de poser des questions dès que vous remarquez quelque chose d’anormal. Vous êtes renvoyé tout de suite sans aucune autre forme de procès. On obéït point ! Malheur à vous si vous tombez malade. A la place d’une consultation et un traitement en bonne et due forme, vous n’avez droit qu’à quelques comprimés de paracétamol.Paradoxal n’est-ce pas ? Et tant pis pour vous si à la sortie vous vous faites agresser sur le chemin de retour par des divorcés sociaux. Bref, Ajouté à cela, l’indifférence du chef de l’Etat et de son ministre de la santé qui après avoir effectué plusieurs descentes, font comme s’il n’y a jamais eu de Béninois qui travaillent sur ce bateau. Alors que quelques minutes d’attention accordées à ces volontaires auraient suffit pour leur témoigner toute la gratitude de l’autorité et de son gouvernement pour le travail titanesque qu’ils abattent de jour comme de nuit et aussi le regard d’amour qu’ils ne cessent de manifester à l’endroit de ces patients. Pas une seule fois lors de leurs passages sur ce bateau, le chef de l’Etat n’a jugé de l’opportunité ou de la nécessité de demander d’après ces compatriotes pour s’enquérir de leurs conditions de travail. Pour lui, c’est un bateau américain et après Dieu, c’est l’homme blanc, point ! Son ministre de la santé, Issifou Daouda Takpara, lui aussi s’est inscrit dans cette bien curieuse dynamique qui pue un topo pas trop clair au point où certains membres de l’équipage écoeurés par le traitement réservé aux D volonteers et aussi le comportement des autorités béninoises se demandent quelle est la nature du contrat que le gouvernement a signé avec les responsables de Mercy Ship. Mais depuis des jours les grognes et les mumures se sont de plus en plus persistantes. L’accumulation des frustrations a laissé place à la tension. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, est l’invitation par le chef de l’Etat de ces responsables pour un dîner et des décorations pour certainement service rendu à la Nation béninoise. Yayi préfère donc honorer des étrangers que ces compatriotes qui ne ménagent aucun effort pour assister leurs frères en difficultés. C’est une injustice agrémentée d’ingratitude envres les dignes fils ignorés pour faire plaisir à des étrangers alors qu’au même moment les D volonteers, nos compatriotes qui sont exploités, sont laissés à leur propre sort sans aucune reconnaissance. Face à cette situation, ils ont décidé de se faire entendre à travers une conférence de presse pour dénoncer ce comportement biscornu  des autorités béninoises mais aussi et surtout faire des révélations qui laisseront ,promettent-ils, pantois le peuple béninois. Affaire à suivre…

article paru dans ''le Béninois Libéré'' du mercredi 11 Novembre 2009

Publié dans Article de presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article