Pascal Iréné Koupaki, la dernière alternative de l’UN

Publié le par Rochereau

Les tractations pour la présidentielle de 2011 au Bénin vont bon train et les différents scénarii sont en train d’être projetés qui, pour conserver le pouvoir, qui, pour le conquérir. S’il est clair que le président sortant Boni Yayi est certain d’être dans les starting block pour la magistrature suprême, cette assurance n’est pas de mise au niveau d’autres potentiels candidats.  En effet, au niveau du regroupement politique l’Union fait la Nation, la situation ne semble pas encore clarifiée. A sa formation cette alliance connue sous le nom de G§F qui regroupe le Prd d’Adrien Houngbédji, le Psd de Bruno Amoussou, le Madep de Séfou Fagbohoun, la Rb de Nicéphore Soglo et Force Clé de Lazare Séhoueto avait émis le vœu de désigner en son sein un candidat unique devant affronter Boni Yayi pour se donner plus de chance. Pour se faire Adrien Houngbédji et Léhady Soglo avaient sérieusement à cœur cette éventualité et  ne rataient aucune occasion pour se positionner dans les premiers rôles. Mais au fil du temps, le leader des Tchoco Tchoco avait pris une longueur d’avance et partait comme le candidat naturel de l’Union fait la Nation. Mais à ce niveau, certaines difficultés apparaissent au grand jour du fait de quelques handicaps liés à la personnalité de l’avocat émérite. Selon, les indiscrétions, il sera difficile à Adrien Houngbédji de faire l’unanimité dans tout le pays et de battre le chef de l’Etat actuel à un éventuel second tour. Du coup une autre éventualité est envisagée. Celle de positionner un candidat hors du groupe pour rafler toutes les voix de toutes les parties du pays. En effet, même si Adrien Houngbédji  apparait comme le candidat naturel de son regroupement politique pour prendre sa revanche sur le docteur Boni Yayi, l’envie de bouter dehors l’actuel locataire de la Marina est plus forte que sa revanche personnelle. Conscient que la partie ne sera facile en 2011, Adrien Houngbédji est selon les informations reçues, prêt à laisser la place à un autre candidat qui ferait l’unanimité. C’est là qu’intervient le joker Pascal Iréné Koupaki. Ainsi l’actuel ministre d’Etat du développement du gouvernement de Yayi apparait aujourd’hui comme la seule personne capable de faire l’unanimité autour de lui et de battre le leader des Fcbe en 2011. Sa compétence, son parcours professionnel, sa tempérance, sa pondération, sa connaissance des grands dossiers économiques du pays et son intégrité font de lui un homme plein au sens propre du terme et admiré de tous quelque soit leur bord politique. Pour cette raison, il se murmure qu’il sera un bon candidat pour l’UN en 2011. C’est ce qui justifie la campagne médiatique orchestrée il y a quelques mois à son sujet le faisant passer pour un potentiel candidat pour la présidentielle à venir. L’objectif de ce battage médiatique était d’amener Boni Yayi à se séparer de lui et du coup mettre en difficulté son gouvernement pour permettre à l’opposition de le récupérer. Mais à l’époque, le chef de l’Etat avait semblé flairer le coup. Aujourd’hui, l’éventualité de la candidature de Pascal Iréné Koupaki pour l’UN est fortement envisagée et la seule interrogation qui subsiste est sa réponse. En effet, il n’est pas sûr qu’il accepte jouer ce rôle du moment où pour l’heure, il n’a jamais laissé transparaitre son ambition politique dans ses actes.

Rochereau K. AVIDOUTE
Article publié dans le journal LA NOUVELLE MARCHE

Publié dans Article de presse

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