Statistiques politiques dans le Nord à moins de 15 mois des élections, les sondages n’arrangent toujours pas Boni Yayi

Publié le par Rochereau

Les dés sont désormais jetés en ce qui concerne les prochaines élections législatives et présidentielles au Bénin. Et comme si ce pays ne cessera d’étonner le monde, c’est le chef de l’Etat, le président en exercice et les siens qui rencontrent d’énormes difficultés  de mobilisation dans ce qu’ils ont toujours considéré comme leur fief électoral. En effet, il faut faire aujourd’hui  un petit sondage sur le terrain pour se rendre compte que dans les quatre départements de la  partie septentrionale du pays, Boni Yayi et ceux qui se réclament encore de sa mouvance présidentielle n’ont plus un grand monde derrière eux. Avec  la probabilité de la candidature de l’actuel homme fort de la Boad, le prince du Changement a drastiquement chuté dans les pronostics. Tellement sa popularité est aujourd’hui érodée qu’on est en droit de se demander  s’il aura la chance de passer le cap du premier tour comme ses prédécesseurs.  Si dans les départements de l’Atacora et de la Donga, la notion de fils  du terroir arrange le potentiel candidat Abdoulaye Bio TChané, il faut reconnaitre que dans le Borgou et l’Alibori, les véritables artisans de l’impopularité de Boni Yayi ont pour nom Issa Salifou et Georges Saka. En ce qui concerne le premier, l’honorable Saley, visiblement engagé à prendre sa revanche, s’appuie sur des leaders d’opinions des localités de ces deux départements pour rallier le grand nombre à sa cause. Désormais présent sur le terrain, il a réussi sans grande difficultés à fidéliser les militants de son Upr à Parakou portant ainsi un coup très dur à la popularité de l’honorable Rachidi Gbadamassi qui finalement se retrouve sans militant aux côtés d’un Boni Yayi qui paye aussi de sa popularité les nombreuses fausses promesses qu’il avait faites notamment à Parakou qui ne veut plus le sentir. A ceci, il faut ajouter l’inconnu Georges Saka qui complique dangereusement la résolution de l’équation 2011 à Boni Yayi. Fin stratège politique, tapis dans l’ombre, le président de l’Ufc passe aujourd’hui pour  l’un des pionniers du mouvement Abt dans le département du Borgou. Dans une sérénité totale, le prince de Nikki à chaque descente abat un travail formidable sur le terrain. Tel le recteur de l’Université de Parakou, il a déjà réussi à graver dans la mémoire de presque tous les étudiants de ce centre universitaire le bien -fondé de l’élection de Bio Tchané à la magistrature suprême en 2011. Malgré son âge, il est resté jeune dans l’esprit toute chose qui lui permet aujourd’hui de rallier la grande partie de la jeunesse à sa ligne politique.  Il faut aussi ajouter la position des grands leaders d’opinion comme le doyen Michel Lolo Chidiac qui influence beaucoup l’électorat dans les communes du Borgou.  Face à la situation,  les députés et cadres de la mouvance, dans l’impossibilité d’une bonne réaction se confondent dans des actes dictatoriaux  qui noircissent davantage ce tableau de popularité déjà sombre du Changement.  Le cas de l’honorable Orou Séguéné dans le dossier de l’arrestation du frère de l’ancien maire de Kalalé en est une preuve.  Presque tous les matins, les populations ne cessent de grogner qui pour dire son hostilité à la gestion de Boni Yayi qui pour revenir sur ses promesses non tenues et qui pour répondre à ceux qui tentent encore de le défendre.

 

 

Publié dans Actualité Béninoise

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